Magie

Si l’on en croit les magisters, recourir à la magie revient à donner forme à l’expression brute du Chaos. Un sorcier puis dans sa force d’âme et sa propre chair pour établir un conduit entre ce monde et le royaume immatériel (également connu sous le nom d’ Aethyr, ou des Royaume du Chaos), et tire sa puissance des “vents” de magie. Grâce à un entrainement poussé, sa force mentale et son talent naturel, un magister pourra invoquer les flammes, créer des illusions ou transmuter du plomb en or. Ce faisant, il pourra aussi bien provoquer des désastres qu’attirer l’attention d’yeux invisibles. Nombreux sont ceux qui murmurent que les démons chevauchent les vents de magie, toujours à l’affût de ceux qui s’attarderaient sur leur domaine. Quelle que soit la vérité, tout le monde reconnaît que la magie est une maîtresse capricieuse, tour à tour cruelle et bienveillante.

A l’instar de l’étoile à huit flèches du Chaos, la magie se présente tels huit vents soufflant sur l’étendue du monde, porteurs de l’énergie du Chaos. Si la magie brute ne fait qu’un avec les Royaumes du Chaos, elle se divise en huit “couleurs” en pénétrant dans ce monde à la manière de la lumière du soleil au travers d’un prisme. Ces huit éléments sont collectivement appelés vents de magie, et les lanceurs de sorts acquièrent leur puissance magique en puisant dans l’un ou l’autre de ces vents. Certains le font en se joignant à un ordre dédié à l’étude de l’une ou l’autre des couleurs de la magie. D’autre préfèrent compter sur la prière, la chance ou l’instinct. Dans la mesure où tous jouent avec l’essence même du Chaos, ces lanceurs risquent leur vie et même leur âme en se frottant à la magie.

Hysh : le Vent Blanc

La magie de ce Vent s’appuie sur la lumière, avec tous les usages que l’on peut en faire et toutes les abstractions que la lumière représente parfois pour les mortels. Elle pourrait être décrite comme la magie de l’inspiration et de l’illumination. Le Vent de Hysh est utilisé par les sorciers de l’ Ordre Lumineux (également dénommés hiérophantes) pour créer des sorts d’une luminosité éblouissante, des sorts de soins et pour bannir les démons. Ce vent exige une focalisation absolue de la volonté et une détermination d’esprit sans faille si l’on veut parvenir à le canaliser et à l’inclure dans un sort. De toutes les couleurs de la magie, Hysh est peut-être le plus difficile à assujettir à la volonté de celui qui désire l’utiliser.

Azyr : le Vent bleu

On dit qu’ Azyr est la manifestation du reflet dans l’Aethyr de l’inspiration et de tout ce qui se trouve hors de portée. La magie de ce Vent est fondée sur la connaissance de l’inconnaissable et sur la manipulation des cieux. Cette science du domaine des Cieux (également appelée astromancie) est pratiquée par les magister de l’ Ordre Céleste dans le but de deviner l’avenir et de percevoir les fils qui tissent la destinée.

Chamon : le Vent jaune

Chamon est la manifestation de l’abstraction aethyrique et de la réalité de la logique, du désir de quantification, de l’envie et de la nécessité d’apprendre et d’instruire, ainsi que de l’aspiration à mettre ce qui a été appris en application de façon pratique et tangible. La magie de Chamon est appelée alchimie. Elle est l’art et la science de la transmutation, de la création et de la recherche. Les sorcier qui étudient Chamon le dénomment “domaine du Métal” et la plupart de leur sorts sont liés au changement : accélérer le vieillissement du métal neuf en le faisant rouiller, transmuter un métal en un autre ou l’enchanter pour le rendre plus efficace.

Ghyran : le Vent vert

Les magisters impériaux décrivent souvent Ghyran comme le courant dynamique de l’Aethyr qui tend vers la croissance, le besoin de nourrir et celui d’être nourri. Ghyran est l’echo et le miroir aethyrique de la fertilité et des aspects nourriciers de la vie matérielle. C’est cette énregie débordantequi donne aux sorts de Ghyran leur nom de “domaine de la Vie”. Liés à la guérison, aux substances curative et à la magie des plantes, ces sorts puissants sont utilisés avec la plus grand respect par les sorciers de Jade. Connus des gens du peuple sous le nom de druides, ces magisters sont plus ou moins présents selon les saisons, du fait qu’ils sont étroitement liés à la terre et à son essence, le Vent Ghyran.

Ghur : le Vent brun

Ghur a été défini comme le plus sauvage et le plus animal des esprits de l’Aethyr. Les farouches sorciers d’ Ambre l’utilisent pour modeler des sorts bestiaux et des sorts de communion. Par d’étranges rites chamaniques, ces magisters peuvent appeler Ghur à se fondre dans leur corps, lui permettant ainsi de les métamorphoser en loups et en corbeaux ou en féroces créatures sauvages et griffues, mais aussi de leur donner le pouvoir de chuchoter doucement à l’oreille des chevaux. Ce Vent est connu pour sa sauvagerie; il est l’antithèse de toute civilisation et de toute domestication, aussi primal et irrationnel qu’il est dépourvu de malveillance.

Aqshy : le Vent rouge

Aqshy est constitué de la fusion aethyrique de l’expérience et de la notion de passion =, dans son sens le plus large. L’essence du Vent rouge d’Aqshy est le feu sous toutes ses formes. Les sorts pyromantiques d’Aqshy, regroupés sous la dénomination de domaine du Feu, sont parmi les plus puissants et les plus immédiats qui soient connus des magisters humains. Les projectiles enflammés, les lames de feu et le pouvoir de faire naître de terribles brasiers font partie des sort accessibles à un sorcier Flamboyant.

Ulgu : le Vent gris

Ulgu est le reflet aethyrique de notre réaction lorsqu’il nous arrive d’être perdu ou frappé de confusion. Ce Vent est empli de profonds mystères, de complots, d’ombres et d’illusions. Les sorciers Gris façonnent Ulgu en sorts élaborés qui les enveloppent de sa présence énigmatique. Le domaine des Ombres comprend des sorts tournés vers l’obscurité, l’invisible, la mort ténébreuse et le désarroi épouvanté.

Shyish : le Vent pourpre

Shyish est la manifestation aethyrique du passage du temps et de l’inéluctabilité de la fin et de la mort. Shyish est également le miroir immatériel de toute l’inquiétude qui se manifeste en face de l’inconnu, ainsi que de l’effroi et du terrible respect qui saisit tous les êtres doués de raison en face de la mort. Shyish personnifie également la vénération et le respect, l’aura dont les mortel entourent les choses qu’ils considèrent comme sacrées ou auxquelles ils accordent une importance particulière.

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