Divinités du Chaos

Khorne est le dieu du sang, symbolisant la violence et la destruction. Il est représenté comme une créature humanoïde à tête de molosse, vêtu d’une armure faite d’un mélange de cuivre et d’airain, et siégeant souvent sur un trône au sommet d’une montagne de crânes, à la fois ceux des victimes tuées en son nom et ceux de ses champions ayant été stoppés dans leur folie sanguinaire, cernée d’une mer de sang. Il représente l’aspect brutal et bestial de la nature humaine. Les humains qui rendent un culte à Khorne, principalement des guerriers, deviennent des tueurs sans pitié atteints par une folie sanguinaire. D’autre part, certains érudits pensent qu’il n’est qu’un autre visage de Khaine, le dieu du meurtre à la main sanglante vénéré par les elfes noirs.
Khorne est une entité démoniaque faisant partie d’un panthéon de divinités du Chaos. Le Dieu du Sang est un des quatre dieux majeurs du panthéon du Chaos. Il est l’ainé et est considéré comme le plus puissant, et les trois autres dieux sont Nurgle, dieu de la Putréfaction, Slaanesh, dieu de la Dépravation (nommé aussi le Prince du Chaos), et Tzeentch, dieu du Changement. Des trois autres dieux, Khorne déteste le plus Slaanesh dont l’attitude lascive est en opposition avec le caractère martial du dieu du sang. Alors que Khorne prône une mort rapide et brutale, Slaanesh se délecte des souffrances de ses victimes durant un temps que lui seul décide. Il est également souvent opposé à Tzeentch car celui-ci est le dieu de la magie, or Khorne méprise la magie, la considérant comme la méthode de combat des lâches, trop couards pour affronter l’adversaire face-à-face. Il accepte de faire muter ses champions, de leur donner des armes et armures magiques mais aucun champion de Khorne n’est sorcier, il arrive d’ailleurs bien souvent qu’un sorcier ayant le malheur de croiser un champion de Khorne voit sa vie finir brutalement, et que son crâne rejoigne le trône de Khorne.

Nurgle est le dieu des épidémies, de la peste, de la putréfaction et de la corruption physique. Son corps est énorme et boursouflé, sa chair en décomposition est gonflée par la pourriture et porte les cicatrices de multiples plaies et lésions. De petits démons appelés Nurglings parcourent sa carcasse putride, s’agrippant aux lambeaux de ses chairs pour en sucer les furoncles lépreux. Il est empli d’une énergie et d’un enthousiasme morbides, et ses démons répandent les épidémies et la corruption. Les mortels qui succombent à la peste de Nurgle ne sont jamais libérés de leurs souffrances, car leurs âmes sont réclamées par le dieu de la peste qui en fait de nouveaux serviteurs démoniaques. Si un mortel est ne serait-ce qu’effleuré par un démon de Nurgle, il attrapera une maladie répugnante, et est condamné à mourir dès cet instant. On dit qu’un mortel en train de succomber à une maladie peut déjouer la mort en invoquant Nurgle et en promettant son âme au Seigneur de la Putréfaction.
Il est aussi le Seigneur de Tout car toute chose, aussi solide et durable qu’elle puisse sembler, est condamnée à la corruption physique. En effet, le principe même de la construction et de la création annonce la destruction et la dégénérescence. Le palais d’aujourd’hui est la ruine de demain, la jeune vierge du matin est la vieille décatie du soir, et l’instant d’espoir n’est que le fondement du regret éternel : la joie et les efforts des hommes sont engendrés par la déchéance et la futilité. Ainsi, il est d’un côté le Seigneur de la Putréfaction, dont le corps est ruiné par la maladie ; et d’un autre côté il est empli d’une énergie inattendue et d’un vif désir d’organiser et d’éclairer les choses.
Nurgle est l’ennemi éternel du dieu du Chaos Tzeentch, l’architecte du Changement. Tous deux tirent leur énergie de concepts radicalement opposés. Tandis que l’énergie de Tzeentch vient de l’espoir et des vents changeants du hasard, celle de Nurgle vient de l’esprit de défi généré par l’inéluctable. Les deux Grandes Puissances ne ratent jamais une occasion d’opposer leurs forces, depuis les formidables combats dans les Désolations du Chaos jusqu’aux complexes intrigues politiques chez les mortels. Les pouvoirs de ce dieu sont moins constants que les autres. Bien que généralement placé en troisième position dans l’ordre de puissance des dieux du Chaos, lors des épidémies qu’il lance, ses pouvoirs en matière de destruction et de chaos peuvent surpasser les autres dieux réunis. Contrairement aux autres dieux du Chaos, il semble aimer ses champions et ses démons. Il est souvent appelé père Nurgle ou grand-père Nurgle par ses suivants. De plus, contrairement aux berserkers sanguinaires de Khorne, aux décadents chercheurs de sensations de Slaanesh ou aux serviteurs de Tzeentch paranoïaques et obsédés par le complot et le contrôle, les enfants de Nurgle sont relativement sains d’esprit sinon de corps : leur décadence est plus physique que morale.

Slaanesh est le dieu des plaisirs, des excès et de l’hédonisme. C’est le dieu du Chaos qui compte le plus d’adorateurs dans le Vieux Monde. Il est le gardien des plaisirs interdits et des vices secrets. Slaanesh est androgyne, l’apercevoir condamne à l’aimer éternellement tellement son physique est parfait. Son côté sadique fait qu’il se délecte des souffrances de ses victimes durant un temps que lui seul décide, contrairement à ses semblables du panthéon du Chaos. Si le culte de sa personne est un aspect primordial de l’intérêt qu’il fait porter à lui-même, les messes dédiées à sa gloire prennent la forme d’orgies immenses où chacun peut sombrer face au charme d’un serviteur de Slaanesh et basculer dans le Chaos.
Il est le plus jeune des dieux du Chaos, surnommé le Prince du Chaos ou Prince du Plaisir, et est considéré comme le moins puissant. Il est aussi adoré par un nombre non négligeable d’elfes noirs, ce qui divise leur société entre adorateurs de Khaine et de Slaanesh. De par ses manières, il s’oppose plus à Khorne. Slaanesh est honoré sous ses nombreuses formes partout, sur les Terres du Nord aussi bien que dans le Vieux Monde, où sa beauté et son charme se sont déjà répandus ; et ceux qui le craignent le vénèrent bien souvent pour les mêmes raison. Il est le protecteur de tout ce qui est beau et séduisant, le seigneur de l’excès et des pulsions créatrices, dont les domaines d’influence englobent la musique, l’art et la passion. Bien grand est l’attrait que suscite l’incarnation de la satisfaction sous toutes ses formes… Et ceux qui le rejoignent succombent rapidement aux péchés de fierté et d’arrogance. Slaanesh se révèle à leurs yeux divinement gracieux et ravissant, nimbé d’un charme palpable totalement irrésistible. Il se dit de par le monde qu’il est le meilleur ambassadeur du Chaos. Et s’il n’est pas craint pour sa force relative, il l’est en revanche immensément à cause de son aptitude à charmer.
Ses serviteurs les plus connus sont les Kyathrisar, appelés Démonettes dans le vieux monde. Ce sont des êtres hermaphrodites au corps gracile, semblant être issu d’un croisement entre Elfes et Humains. Méprisant tout ce qui peut se présenter devant eux, ces démons servent Slaanesh en découpant ses ennemis à l’aide des immenses pinces qui leur tiennent lieu de mains. Leur dédain s’étend à toutes les races, y compris les autres serviteurs du Chaos. Et c’est ainsi qu’on voit souvent se battre les Démonettes contre les Sanguinaires de Khorne ou encore les Incendiaires de Tzeentch. Un champion favorisé par Slaanesh est un meneur charismatique et majestueux au corps apparenté à celui de son maître, adulé par les nombreux guerriers qu’il ne manque pas d’attirer à lui. A mesure que ses buts personnels retiennent de plus en plus son attention, il se fait inlassablement plus distant et froid, ce qui ne fait que renforcer l’adoration sans bornes dont il est le sujet et la dévotion de ses suiveurs. Les préoccupations mortelles leur deviennent au bout d’un temps étrangères, ils abandonnent derrière eux la douleur, la peur, la fidélité et l’humanité pour ne plus se préoccuper que de satisfaire leur ambition. Ceux qui les suivent deviennent leurs instruments, tout juste bons à les adorer ou à être détruits.

Tzeentch est le dieu du changement, associé à la magie et au destin. En général classé deuxième au niveau de la puissance parmi les dieux du Chaos, Tzeentch nait de l’espoir des êtres de changer leur destin, d’échapper à la mort. Pour cela, la magie, l’évolution et la connaissance sont des armes. Partout où quelqu’un sera intéressé par la connaissance, préférera utiliser des complots pour prendre le pouvoir plutôt que la force brute, il sera là chuchotant des promesses de pouvoirs, de vie éternelle et de connaissances. De fait, il est l’opposé de Nurgle et ces deux là ne manquent pas d’opposer leurs forces dès que possible. Il est également opposé à Khorne, mais sur la méthode, lui préférant la magie et Khorne le combat. Physiquement, sa description a évolué dans l’univers de Games Workshop. En effet, pendant longtemps il a été représenté par un homme sans tête dont le visage était sur le buste et au-dessus duquel poussaient deux cornes. Sur tout son corps, on pouvait voir des visages changeants répétant ce que disait le dieu mais avec des nuances. Le tout suspendu au-dessus de fil du destin. Mais récemment, il a été décrit comme n’ayant choisit aucune forme physique et apparaissant comme un nuage ou des flammes.
Il est très risqué de faire une alliance avec Tzeentch. En effet, ce dernier peut tout à fait trahir à n’importe quel moment si cela lui apporte un avantage. De même, il faut faire attention à ce qu’on demande lors d’un pacte avec le dieu du changement, car lui et ses démons n’hésiteront pas à déformer le vœu. Il est nommé « l’architecte du changement », et préside à l’évolution de l’univers matériel. Ses plans ne sont jamais simples et paraissent souvent contradictoires et néfastes pour lui mais sont basés sur une échelle de temps de plusieurs milliers d’années et ont tous pour but de s’amuser avec les mortels. Ses armes principales sont l’intelligence, les complots, les connaissances et la magie, ses champions sont tous des sorciers. En tant que dieu du changement, ses champions qui ont muté sous son influence ressemblent moins à ce qu’ils ont été avant que ceux des autres dieux. Il est aussi surnommé le maître du Destin.

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